Code d'honneur du légionnaire

Code d'honneur du légionnaire
Article 1 : Légionnaire, tu es un volontaire servant la France avec honneur et fidélité.

Article 2 : Chaque légionnaire est ton frère d'arme quelle que soit sa nationalité, sa race ou sa religion. Tu lui manifestes toujours la solidarité étroite qui doit unir les membres d'une même famille.

Article 3 : Respectueux des traditions, attaché à tes chefs, la discipline et la camaraderie sont ta force, le courage et la loyauté tes vertus.

Article 4 : Fier de ton état de légionnaire, tu le montres dans ta tenue toujours élégante, ton comportement toujours digne mais modeste, ton casernement toujours net.

Article 5 : Soldat d'élite, tu t'entraînes avec rigueur, tu entretiens ton arme comme ton bien le plus précieux, tu as le souci constant de ta forme physique.

Article 6 : La mission est sacrée, tu l'exécutes jusqu'au bout dans le respect des lois, des coutumes de la guerre et des conventions internationales et, si besoin, au péril de ta vie.

Article 7 : Au combat, tu agis sans passion et sans haine, tu respectes les ennemis vaincus, tu n'abandonnes jamais ni tes morts, ni tes blessés, ni tes armes.


"N'est pas cette étranger devenu fils de France,
non par le sang reçu mais par le sang versé."

(Pascal Bonatti-1920)

# Posté le dimanche 07 août 2005 05:27

Le CPA 10

Le CPA 10
- Le Commando Parachutiste de l'air N°10 -

Le CPA N°10




* 60 ans d'histoire du CFCA:

Les commandos de l'air sont les héritiers des 601ème et 602ème groupes d'infanterie de l'air (GIA) créés en 1936. Ils participent jusqu'en août 1940 aux combats de la Seconde Guerre mondiale dans l'est de la France. En juin 1941, est créée en Algérie la compagnie d'infanterie n°1 qui deviendra en 1943, 1er Régiment de chasseurs parachutistes (RCP). La même année sont formés en Angleterre, les 2ème et 3ème RCP rattachés aux régiments anglais du spécial air service (SAS). Les commandos de l'air participent alors aux combats en Lybie, en Bretagne, dans les Ardennes, en Alsace et en Allemagne.

Le 1er août 1945, tous les régiments de chasseurs parachutistes sont transférés de l'armée de l'air à l'armée de terre.

Le 12 mars 1956 voit la création en Algérie des commandos parachutistes de l'air (CPA) n° 10, 20, 30, 40 puis 50. Ils sont réunis au sein du Groupement des commandos parachutistes de l'air (GCPA), stationné à la Reghaïa. Ils participent activement aux opérations de guerre contre la rébellion. Le 3 février 1959, le GCPA 541 reçoit son drapeau et poursuit avec conviction ses actions. Le 31 mai 1961, il est dissout.


Dès la fin des hostilités, les commandos de l'air rejoignent la base aérienne 136 de Bremgarten en Allemagne, pour se virent confier la protection des premiers éléments de la force aérienne de dissuasion nucléaire.

Avec la mise en œuvre de la force de dissuasion nucléaire sur le territoire national est créé, en 1965, sur la base aérienne 726 de Nîmes, l'escadron des fusiliers commandos de l'air (EFCA). Il forme l'ensemble des cadres chargés d'assurer la protection des bases, support des forces aériennes stratégiques (FAS).



Le 1er août 1968, il devient l'escadron des fusiliers commandos d'intervention (EFCI), et reprend les traditions des commandos de l'air et se voyant confier la garde de leur drapeau. Dès lors, ses missions ne cessent de croître, son existence est pérennisée par la création du groupement des fusiliers commandos de l'air (GFCA), élevé successivement au rang de grand commandement le 1er mars 1978 et de commandement organique de l'armée de l'air le 11 mars 1994. Il prend alors l'appellation de commandement des fusiliers commandos de l'air (CFCA).

Dans le cadre de la réorganisation de l'armée de l'air, le CFCA quitte Nîmes après plus de trente années de présence pour s'implanter sur la base aérienne 102 de Dijon. Durant cette longue période, les fusiliers commandos se sont distingués dans de nombreuses opérations (LAMENTIN, TACAUD, MANTA, EPERVIER, TURQUOISE, etc...) et sur de nombreux théâtres d'opérations extérieures (Golfe, Ex-Yougoslavie, etc...).

La professionnalisation, l'optimisation des moyens dédiés à la protection et à la sécurité des installations, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du territoire national, conduisent l'armée de l'air à rassembler les commandos et les pompiers de l'air au sein d'un même commandement.



* Aujourd'hui:

Les unités commandos de l'air sont utilisées pour suivre les aéronefs partout dans le monde et protéger les bases aériennes. Ils sont aussi capables de prendre d'assaut des aéroports pour qu'ensuite le reste des troupes puisse s'y poser. Basé actuellement à Apt puis en été 1999 à Orléans. Tous les hommes composant ce commando sont issus des autres régiments au grade de sous-officier ou d'officier et après le passage des tests qui sont très rigoureux ils peuvent suivre une instruction du type TAP et commando.

La moyenne d'âge de ses hommes est de 27-28 ans. C'est une unité composée de 240 hommes ce qui leur suffit pour les missions très spécifiques que l'on leur demande et qui se répartissent de manière suivante: officiers, sous officiers, des caporaux chefs ainsi que des militaires du rang techniciens (MRT) et des militaires techniciens de l'air (MTA).

Leur armement est identique à tous les commandos et donc très largue (voir page armement). Mais ce sont surtout des hommes spécialisés dans le saut à toutes hauteurs, de plus comme cette unité appartient au COS elle est aidée dans ses sauts par le détachement ALAT des opérations spéciales qui met à leur disposition des Hercules C-130 ou des Cougar et Puma.

La désignation de cible pour l'aviation leur est aussi réservée avec différents désignateurs. Ses équipes spécialisées sont appelées "équipe de guidage" et sont composées de combattants ayant de réelle maîtrise en typographie. Ses unités se sont mises en avant durant le conflit en ex-Yougoslavie ou l'aviation était dirigé au sol notamment par des équipes du CPA-10.

Les CPA peuvent aussi constituer les unités RESCO.



* Les missions communes:

Les missions des commandos parachutistes de l'air sont:

- la protection défense des points sensibles air (PS) à l'intérieur et à l'extérieur du territoire national,
- la participation à la prévention et la lutte contre le terrorisme et l'utilisation des stupéfiants,
- la participation aux opérations extérieures et détachements opérationnels.
- participation à l'aide aux services publics en cas de catastrophes naturelles,
- participation aux exercices nationaux et internationaux.





* Les missions particulières:

- CPA 10 : assistance, soutien, neutralisation et renseignement au profit du commandement des opérations spéciales (COS),
- CPA 20 : participation aux mesures actives de sûreté aérienne (pôle d'excellence MASA),
- CPA 30 : participation à la recherche et au sauvetage de combat (pôle d'excellence RESCO).

* L'unité d'instruction, l'Escadron de formation des commandos de l'air (EFCA)

- formation initiale et de perfectionnement de l'ensemble du personnel fusilier commando et maître de chien ( officiers, sous-officiers et militaires du rang techniciens).
Centre air de saut en vol (CASV)
- formation et entraînement du personnel parachutiste,
- gestion et entretien du parc de parachutes.
Section d'instruction militaire (SIM)
- formation militaire des élèves officiers de l'armée de l'air.

# Posté le mardi 16 août 2005 06:30

1er RPIMa

1er RPIMa
- 1 er Régiment Parachutiste d'Infanterie de Marine -
1er RPIMa




" Qui ose gagne "



* Histoire:

C'est durant la seconde guerre mondiale que les unités parachutistes furent mises sur pied, pour apporter une aide aux groupes résistants qui combattaient l'envahisseur de l'époque. Leurs missions étaient surtout du sabotage, quelques hommes étaient largués près des lieux stratégiques et ils devaient se "débrouiller" avec les moyens du bord et le matériel de l'époque pour faire sauter un pont ou une antenne relais voir des voies de chemin de fer.

Mais au fil des années les instructions et les techniques évoluèrent et le régiment acquis notamment avec le SAS britannique de nouveaux modes d'action.

Les unités parachutistes de marine et surtout le 1er RPIMa se sont illustrés durant les conflits en Afrique avec notamment les opérations comme Turquoise, Almandin ou Pelican 2 ou de nombreuses vies ont été sauvées grâce à l'évacuation de nombreux ressortissants et la protection des minorités ethniques qui à l'époque étaient exterminées.



* Rôle et missions:

Le 1er est composé de 3 compagnies, une d'instruction, de transmissions RAPAS et d'une cie logistique, chaque compagnie à une specificité plus dût aux traditions qu'à un réel objectif de mission, car dans chaque Cie on y retrouve des équipiers possédant la qualification d'une autre (survie/évasion, montagne, désert, jungle, etc..)

Chaque cie rapas à la même structure, à savoir :

. une section Rapas (composé de 30 équipiers, souvent des jeunes souvent en binôme avec de plus ancien ct1)

. les groupes spécialisé à savoir, 1gr Teld, 1 gr Gattri, 1 gr
invex, 1gr RCO

. Quelques groupes spécifiques:
1er cie RCO oxi, PAT, IO
2cie section jungle/montagne
3cie section milan/ patrouille sas (désert)

Les membres du groupe transmissions sont souvent utilisés pour le pc opérationnelle en OPEX. Tous les membres du 1er passe un stage de formation à la protection VIP pour les protections de généraux ou ambassadeurs à l'étranger.

Les formations "survie" et "évasion" sont dispensées par Cie Montagne pour le reste la majorité des stages sont dirigés par la Cie instruction.

* Les groupes:

Invex : libération d'otage, arrestation de criminel de guerre, combat en
milieu clos
TELD : tireur d'élite longue distance et courte distance
Gattri : acquisition de rens par téléobjectif et capture vidéo et transmission par moyen sattélitaire
RCO : Rapas chuteur Opérationnel tout formé Invex et Gdc
LO : plonguer oxi lac et rivière (proche du 11même si ce dernier est beaucoup plus spécialisé)
Pat : rapas plongeur armée de terre
RCO oxi : ont suivi le cursus rco, cumule la chute avec assistance par oxigène t assure aussi les missions d'actions en profondeur.

* Rôle et missions:

Leur devise " Qui ose gagne", exprime en quelques mots l'esprit du régiment, fières descendants des anciens SAS qui se sont illustrés pendant la seconde guerre mondiale et les conflits en Indochine et en Algérie.



Composé de petits groupes très mobiles et totalement autonomes, ce régiment faisant partie à part entière du COS peut réaliser des actions en arrière des lignes ennemies pour retarder sa progression ou alors faire naître des poches de résistance.

. Les missions:

- la recherche d'informations et de renseignement pour l'état major
- les actions spécialisées: assauts, libération d'otages, insertions ou exfiltrations
- l'assistance militaire aux pays liés à la France



Lors des opérations les commandants peuvent former des groupes avec les différents spécialistes et donc les équipes sont modulables selon le type de pénétration dans le milieu par voie aérienne, terrestre ou nautique, et ils peuvent y rajouter des spécialistes dans les domaines des explosifs, du tir longue distance ou de la plongée.

Le 1er RPIMa dispose dans ses rangs de groupes RAPAS (recherches aéroportées et actions spécialisés) qui sont aptes à intervenir sur tous les continents, composer d'un faible effectif, le plus souvent 25 hommes plus un officier et un sous officier. Ce groupe peut ensuite être divisé par trinômes. Vu les missions en profondeur qui leurs sont demandées les opérateurs radios disposent de matériel capable d'émettre en toute discrétion par des ondes brouillées à des dizaines de kilomètres.

Le régiment pour des actions massives est aussi capable de mettre en place des détachements de 150 hommes sur le terrain, dans les mêmes configurations que les unités américaines en 2002-2003 en Afghanistan.

Les missions antiterroristes sont de plus en plus fréquentes et donc le régiment se dote de nouveaux matériels de protection balistique du type GIGN, avec des casques kevlar avec visière blindée et s'entraîne dans le tout nouveau centre CTA qui reproduit un environnement urbain.



* Matériel:

Vu le nombre limité de membres dans chaque groupes, les hommes sont lourdement armés pour pouvoir en cas d'accrochage répondre rapidement et violemment pour donner l'impression à l'adversaire d'une supériorité numérique et donc chaque équipe emporte des mortiers individuels du type commandos de 60mm de plus les hommes possèdent un armement varié:

- Famas en 5.56 qui peut être couplé avec un lance-grenades 40mm.

- Des pistolets mitrailleurs en 9mm du type H&K MP6 SD6 qui possèdent un silencieux intégré et qui permet en cas de tir un silence absolu à plus de 200 mètres avec des aides de visée "Aimpoint".

- Des mitrailleuses légères Minimi en 5.56mm.

- Des Colt M4 avec lance-grenades M203 en 40mm.

- Des carabines de précision pour les tireurs longue distance: Ultima ratio commando II (qui peuvent être à canon silencieux) et des Hecate II, toute de la firme PGM.

- Des pistolets mitrailleurs mini-Uzi en 9mm avec ou sans silencieux.

- Les pistolets réglementaires PAMAS et revolvers moins réglementaires S&W 686.

- Les fusils d'assaut allemands H&K G3 en 7.62mm qui ont une puissance de feu impressionnante.

- Des fusils de tireurs d'élite en 12.7 Barrett M82 ou M95.

- Pour les appuis plus important des lances-grenades H&K 69 et des postes MILAN (lance missiles anti-blindage).

- Et de nombreuses autres armes et équipements de défense.


Le régiment possède aussi des véhicules nouveaux et quelques peut futuristes permettant des déplacements rapides même sur des terrains accidentés. Ses véhicules sont des Buggy ou des Quads avec des roues en disposition 4x4. Des véhicules de reconnaissance et d'appui sont aussi à leur disposition qui sont lourdement armés avec des mitrailleuses AA 52 au nombre de 4 et une mitrailleuse lourde M2 en 12.7 sur le toit du véhicule, ils peuvent aussi y ajouter des lance-grenades haute cadence du type MK-19.



* Missions:

1970 les paras du 1er RPIMa participeront à tous les déploiements majeurs d'Afrique
1977 Zaïre opération "Verveine"
1979 république centrafricaine opération "Barracuda"
1983 Tchad "Manta" puis "Épervier"
1990 au Gabon opération "Requin"
1991 lors de la guerre du Golfe opération "Daguet"
1991 au Togo opération "Verdier"
1992 Zaïre opération "Baumier"
1992 en Somalie opération "Oryx"
1992 au Comores opération "Osite"
1993/1994 au Rwanda opération "Noroit", "Chimère", "Amaryllis", "Turquoise"
1995 retour au Comores opération "Azalée"
1996 à Bangui opération"Almandin2", "Almandin2bis"
1997Congo-Brazzaville opération "Pélican2".
...
------------------------------

2eme partie issue de GIGN.org


PRESENTATION :


Entre ciel et mer, dans nos montagnes basques, les parachutistes du 1°RPIMa s'entraînent sans relâche avec pour seul objectif l'excellence.

Les opérations spéciales qui leur sont confiées ne souffrent pas l'improvisation. Elles nécessitent une préparation totale, autant physique que morale ou technique, demandent du courage, de l'audace, de la détermination et un sens du devoir exemplaire. Elles développent le sens de l'initiative et l'intelligence de situation qui permettent de remplir avec succès toutes les missions, dans la lettre et leur esprit.

Je sais que les hommes et les femmes du 1 er RPIMa possèdent ces qualités. Sous la devise « Qui Ose Gagne », qui à elle seule résume leur idéal et leur passion, ils incarnent l'image d'une armée professionnelle tournée vers l'avenir et celle d'une jeunesse ardente, créative et désintéressée.

J'en porte témoignage et leur dis toute ma confiance et mon admiration.


Préface de Michèle Alliot-Marie – Ministre de la Défense -
de l'ouvrage de Philippe Poulet / Défense Prod intitulé 1er RPIMa « Qui Ose Gagne ».



DESCRIPTION :


Installé dans la citadelle Général Bergé sur la rive nord de l'Adour, le 1er RPIMa domine Bayonne, capitale économique et commerciale du pays basque.
Bayonne, ville de 40 000 habitants qui constitue avec Biarritz et Anglet le B.A.B, se situe à moins de 35 kilomètres de la frontière espagnole, à 10 minutes des plages de l'Atlantique et à une heure des pistes de ski des Pyrénées.


La ville est aussi réputée pour les célèbres fêtes de Bayonne qui chaque année attirent pendant 5 jours au début du mois d'août une foule en rouge et blanc de plusieurs centaines de milliers de gens. Mais la région offre surtout un havre de bien vivre et un terrain d'entraînement particulièrement propice aux activités du régiment.



HISTORIQUE :


15 septembre 1940 - Ordre du général de Gaulle : « A compter du 15 septembre 1940 est créée la 1 ère compagnie d'infanterie de l'air des forces françaises libres. Elle est commandée par le capitaine Bergé ».

De cet ordre va donc naître la 1 ère CIA qui ouvrira la porte à la formidable épopée des parachutistes SAS de la France Libre puis celle de tous les parachutistes français.

Les premières missions en France occupée débutent en 1941 : des opérations de sabotage à l'infiltration d'agents clandestins. Le reste de l'année 1941 verra les effectifs augmenter et dans les années suivantes les actions se porter bien loin hors de nos frontières : en Egypte, en Crête, à Malte, en Lybie, en Tunisie... Lors de ces missions, une rencontre fortuite entre le Capitaine Sterling des SAS britanniques et le Capitaine Bergé, verra la naissance du French SAS Squadron. Désormais les français portent l'insigne du Special Air Service (le poignard ailé arborant la devise « Who dares wins - Qui Ose Gagne ») et combattent aux côtés des SAS Britanniques.

En 1943, les Bataillons d'Infanterie de l'Air sont crées en prévision de la libération de la France et en 1944 ils sont les premiers à être parachutés en Normandie, dans la nuit du 5 au 6 juin. Dans un élan irrésistible, en avant des forces alliées, les SAS vont s'infiltrer, par jeeps ou par parachutage dans toute la France. Ils participent ensuite aux combats dans les Ardennes et en Hollande jusqu'en 1945.

1948 verra la création de la Demi-Brigade Coloniale de Commandos Parachutistes. Commandée par le colonel Massu et composée de 13 bataillons, elle sera rapidement engagée en Indochine.

1954. Dien Bien Phu. Une des plus belles pages de l'arme parachutiste malheureusement synonyme de sacrifices. La demi-brigade quitte la même année Vannes pour Bayonne et en 1955 elle devient Brigade de Parachutistes Coloniaux, assurant la formation de tous les parachutistes. En 1960, elle devient Brigade de Parachutistes d'Infanterie de Marine. Les régiments retrouvent alors leur appellation de Troupes de Marine. Le 1 er novembre 1960, le 1 er Régiment de Parachutistes d'Infanterie de Marine est crée, il reprend les traditions des SAS et devient régiment d'instruction jusqu'en 1975.



La création du Groupement Opérationnel dans les années 1974-1980 ouvre la voie à de nouvelles techniques et devient très discret sans être secret. Il garde une profonde expérience coloniale en s'investissant dans de nombreuses missions d'assistance à des pays africains. Il intervient en tête de dispositif dans diverses opérations sous forme de commandos, particulièrement entraînés et autonomes.

En 1991, lors de la guerre du Golfe, il forme un groupement de commandos d'action dans la profondeur qui intervient en Irak sous les ordres du Colonel Rosier. Au cours d'une action décisive, 2 hommes sont tués et plus de vingt sont blessés. En 1992, la création du Commandement des Opérations Spéciales (COS ) fortifie le 1 er RPIMa dans ses missions héritées des SAS et le domaine de la Recherche AéroPortées et des Actions Spécialisées en fait un régiment sans équivalent dans l'Armée de Terre.

En 2002, il rejoint la Brigade des Forces Spéciales Terre où aux côtés du détachement ALAT des opérations spéciales et du 13 ème RDP, il poursuit inlassablement ses missions.

Depuis sa création, la liste des interventions auxquelles le 1 er RPIMa a participé est longue. Le monde entier reste son champ d'action : Tchad, RCA, RCI, Rwanda, Zaïre, Congo, Bosnie, Kosovo, Comores, Yémen, Niger, Cambodge.

En juin 2003, sous les ordres du Colonel Rastouil, un détachement est envoyé à Bunia, dans l'est du Congo pour y rétablir la paix et protéger les populations. Il fait partie de la première force mise en place dans un cadre européen.



FORMATION :


Formation-Emploi


Tout Engagé Volontaire de l'Armée de Terre (EVAT) suit d'abord durant six mois une formation générale initiale aéroportée à l'issue de laquelle il obtient son brevet de parachutiste.
Il est ensuite formé dans une spécialité de base, soit à caractère rofessionnel, soit dans le domaine de la Recherche Aéro-Portée et de l'Action Spéciale (RAPAS ou TRANS RAPAS).

Cette formation, longue et très éprouvante, exige une très bonne condition physique et une grande motivation. Après les 13 mois de formation en compagnie d'instruction, les EVAT se voient proposer les emplois suivants :

· Equipier observateur RAPAS
· Transmetteur RAPAS
· Equipier acquisition du renseignement
· Spécialiste traitement des images
· RAPAS chuteur opérationnel
· RAPAS plongeur offensif
· RAPAS spécialiste montagne
· RAPAS spécialiste jungle
· RAPAS spécialiste démolition
· Equipier patrouille profonde SAS
· Equipier investigation extraction
· Tireur d'élite longue distance
· Tireur MILAN
· Servant mortier
· Mécanicien
· Serveur
· Cuisinier
· Magasinier
· Maître de chien
· Secrétaire
· Armurier
· Dépanneur transmission
· Infirmier Lehors métropole par l'envoi de détachements de faible effectif.

Emploi hors métropole

Le régiment assure en permanence de nombreuses missions hors métropole par l'envoi de détachements de faible effectif. Enfin, les EVAT participent au tour de départ individuel hors métropole en fonction des critères fixés par la Direction du Personnel Militaire de l'Armée de Terre. En règle générale, le 1er séjour outre-mer est programmé après 5 ans de service.





MISSIONS :



Régiment des forces spéciales de l'armée de terre, le 1er RPIMa intervient sous le commandement opérationnel du Général Commandement les Opérations Spéciales (GCOS). Il peut remplir trois types de missions sur n'importe quel théâtre d'opérations en Europe et outre-mer :
• mission de recherche du renseignement
• mission d'actions spécialisées
• mission d'assistance opérationnelle.

Lors des opérations, les commandants peuvent former des groupes avec les différents spécialistes et donc les équipes sont modulables selon le type de pénétration dans le milieu par voie aérienne, terrestre ou nautique, et ils peuvent y rajouter des spécialistes dans les domaines des explosifs, du tir longue distance ou de la plongée.

Le 1er RPIMa dispose dans ses rangs de groupes RAPAS (recherches aéroportées et actions spécialisés) qui sont aptes à intervenir sur tous les continents, composer d'un faible effectif, le plus souvent 25 hommes plus un officier et un sous officier. Ce groupe peut ensuite être divisé par trinômes. Vu les missions en profondeur qui leurs sont demandées les opérateurs radios disposent de matériel capable d'émettre en toute discrétion par des ondes brouillées à des dizaines de kilomètres.

Le régiment pour des actions massives est aussi capable de mettre en place des détachements de 150 hommes sur le terrain, dans les mêmes configurations que les unités américaines en 2002-2003 en Afghanistan.

Les missions antiterroristes sont de plus en plus fréquentes et donc le régiment se dote de nouveaux matériels de protection balistique du type GIGN, avec des casques kevlar avec visière blindée et s'entraîne dans le tout nouveau centre CTA qui reproduit un environnement urbain.

Ses opérations, même si elles ne sont jamais « clandestines », comme celles du Service Action de la DGSE, sont toujours effectuées dans la plus grande discrétion.



ORGANISATION :


Composition du régiment

Entièrement professionnalisé dès 1998, le régiment comprend :

une compagnie de commandement et de logistique;
une compagnie d'instruction ;
trois compagnies de combat RAPAS (Recherche Aéroportée et Actions Spécialisées) ;
une compagnie de transmissions




MATERIELS :



Chaque unité RAPAS met en oeuvre des équipements spécifiques, très diversifiés :

Famas en 5.56 qui peut être couplé avec un lance-grenades 40mm.

Des pistolets mitrailleurs en 9mm du type H&K MP5 SD6 qui possèdent un silencieux intégré et qui permet en cas de tir un silence absolu à plus de 200 mètres avec des aides de visée Aimpoint.

Des mitrailleuses légères Minimi en 5.56mm.

Des Colt M4 avec lance grenades M203 en 40mm.

Des carabines de précision pour les tireurs longue distance: Ultima ratio commando II (qui peuvent être à canon silencieux) et des Hecate II, toute de la firme PGM.

Des pistolets mitrailleurs mini-Uzi en 9mm avec ou sans silencieux.

Les pistolets réglementaires PAMAS et revolvers moins réglementaires S&W 686.

Les fusils d'assaut allemands H&K G3 en 7.62mm qui ont une puissance de feu impressionnante.

Des fusils de tireurs d'élite en 12.7 Barrett M82 ou M95.

Pour les appuis plus important des lances-grenades H&K 69 et des postes MILAN (lance missiles anti-blindage).

Et de nombreuses autres armes et équipements de défense.

Le régiment possède aussi des véhicules nouveaux et quelques peut futuristes permettant des déplacements rapides même sur des terrains accidentés. Ses véhicules sont des Buggy ou des Quads avec des roues en disposition 4x4. Des véhicules de reconnaissance et d'appui sont aussi à leur disposition qui sont lourdement armés avec des mitrailleuses AA 52 au nombre de 4 et une mitrailleuse lourde M2 en 12.7 sur le toit du véhicule, ils peuvent aussi y ajouter des lance-grenades haute cadence du type MK-19.


-----------
Philippe Poulet/www.missionspeciale.com

# Posté le vendredi 19 août 2005 04:25

Modifié le vendredi 04 novembre 2005 12:32

...La Légion

...La Légion

# Posté le vendredi 26 août 2005 12:40

Fusilier marin

Fusilier marin
Fusilier marin

Descriptif

Le fusilier marin est chargé de la protection et de la défense des points sensibles de la marine nationale (arsenaux, bases d'aéronautique navale, stations de transmissions, bases de la force océanique stratégique..).Il contribue également à la formation et à l'instruction militaire du personnel des unités et peut, s'il est breveté commando, participer à des opérations spéciales.

Pré-requis

La spécialité de fusilier marin est ouverte aux jeunes âgés de 17 à moins de 25 ans, de nationalité française, titulaires du BEP ou d'un niveau scolaire de Terminale à Bac+2.
L'emploi exige une excellente constitution physique et demande une faculté d'adaptation aux situations imprévues.



Conditions de travail

Le fusilier marin est affecté dans un groupement ou une compagnie de fusiliers marins à Brest ou Toulon, Cherbourg, Nîmes, Lorient....
Il peut aussi être affecté dans une compagnie de fusiliers marins telle la base navale de Cherbourg ou l'une des bases aéronautiques navales de Lann-Bihoué ou Nîmes Garons.
Il peut aussi être affecté à bord des bâtiments de combat.



Salaire net / Evolution de carrière

A l'engagement la solde est d'environ 1090 euros (grade de Matelot).
Les fusiliers marins peuvent devenir officiers-mariniers après 4 à 5 années de service pour les EILD et après 12 mois pour les maistranciers.
Le personnel célibataire est logé gratuitement, a la nourriture gratuite, et une réduction de 75% sur le réseau SNCF. Des primes diverses (embarquement, éloignement, prime parachutiste...) s'ajoutent à la solde de base.



Formations / Ecoles

Le recrutement se fait
soit par l'Ecole de Maistrance
soit par l'engagement initial de longue durée ou EILD.
Implantée à Brest, au Centre d'instruction naval, l'Ecole de Maistrance dispense durant 15 semaines une formation initiale militaire et maritime.
Le jeune EILD, rejoint le centre d'incorporation de Lorient pour y suivre une formation maritime, militaire et sportive de 4 semaines.
A l'issue de ces formations initiales, les jeunes maistranciers et EILD rejoignent l'école des fusiliers marins de Lorient pour suivre la formation professionnele d'une durée de 4 mois.



Coût des études

La formation est gratuite et les élèves sont rémunérés et logés durant leur scolarité



Débouchés / Nombre de postes par an


Le fusilier marin peut se reconvertir dans les domaines de la protection des biens et des personnes ainsi que dans la sécurité et la surveillance.

# Posté le samedi 27 août 2005 12:41